Le salon Animal Folies de Palavas : le concours félin!

Bonjour tout le monde!

 

Aujourd’hui on fait la suite de l’article d’hier, et plus particulièrement la partie ‘concours félin’ du salon: ma discussion avec Aurélie, de la chatterie du Royaume Celte, et les passages des chats devant les juges!

Nous avons laissé Kitty à la maison, elle n’est pas faite pour les expos…

Il faut savoir que j’avais vu qu’Aurélie serait là via le facebook de l’éleveuse de Nokosi (la Chatterie des Terres d’Irhakoon !)… je ne lui avais jamais parlé, et je ne l’avais jamais contactée avant!

Je suis donc arrivée et lui ai expliqué un peu qui j’étais et pourquoi j’étais là (je ne lui ai pas dit ‘salut, je t’ai repérée sur Facebook et je suis là, haha’, mais pas loin!), mais elle a bien compris que l’organisation n’était (toujours) pas mon fort et nous avons discuté un moment, ou plutôt je l’ai harcelée de questions! Elle a répondu et nous avons passé un très bon moment, parce qu’après tout, nous aimons toutes les deux les chats, ça ne pouvait pas mal se passer, n’est ce pas?

 

J’avais pris de quoi noter, mais dans le feu de l’action j’ai oublié de sortir mon cahier. Je vais donc essayer de résumer tout ce qui a pu être dit, et elle me tapera sur les doigts si j’ai fait des erreurs!

 

Tout d’abord, je me suis intéressée au côté élevage.

Elle fait partie d’un petit groupe d’éleveuses qui se sont rencontrées au fil des expos. Elles ont toutes la même vision de l’élevage, au niveau du choix des chats, de la santé, mais surtout la façon d’appréhender la chose: des petits élevages à la maison, avec quelques chats reproducteurs. Rien à grande échelle donc.

Son élevage est tout récent! Elle n’a pas encore de mâle, c’est pourquoi, entre éleveuses, elles ‘échangent’ leurs mâles parfois pour s’entraider (et éviter la consanguinité). Ce qui fait qu’Orion, de la chatterie des Terres d’Irhakoon, est venu pour être accouplé avec l’une de ses femelles.

Entre éleveuses, on se serre les coudes! (Et j’écris ‘éleveuses’ parce que ce sont en grande majorité des femmes) Elles se sont rencontrées en expos et de fil en aiguille des amitiés se sont formées. Les jeunes éleveuses prennent des conseils de celles qui ont plus d’expérience, et généralement en cas de problème ou de décision délicate à prendre tout le groupe est mis à contribution pour obtenir des informations, conseils, et soutien.

Aurélie a eu deux portées pour l’instant, et toutes les deux se sont très bien déroulées, sans aucun problème. Cependant avant même de commencer l’élevage elle s’est demandé si elle pourrait faire face aux problèmes éventuels avec les chats ou les chatons, il faut être très forte! Comme pour les autres éleveuses, c’est difficile de voir des chatons malades ou mort-nés par exemple… mais lorsqu’ils vont bien, c’est également très difficile de les voir partir de la maison après les avoir vus naître et grandir pendant trois mois!

Lorsqu’elle s’est décidée à se lancer dans l’élevage, elle faisait des études pour être Auxiliaire Spécialisée Vétérinaire, ce qui pouvait être une aide pour elle, pour le soin des chatons. Elle a étudié pendant des heures les questions de santé, génétique, et les arbres généalogiques sur plusieurs générations : c’est un travail qu’il faut faire pour chaque reproducteur, pour s’assurer qu’il y a le moins de consanguinité possible et que ce que l’éleveur apportera à la race sera une amélioration à tous les niveaux.

Je lui ai aussi fait la remarque comme quoi, en cherchant ‘mon élevage’, je ne suis tombée que sur les gros élevages avec tout plein de chats, qui faisaient énormément de publicité et étaient très très visibles… Je n’ai trouvé les Terres d’Irhakoon que sur un coup de chance. Elle m’a dit que c’était normal et un peu volontaire: comme elle et ses amies n’ont que très peu de chats, elles n’ont ni le budget, ni la volonté d’être mises autant en avant, les chatons partent avec le bouche à oreilles et leur réputation suffit. Et toc!

 

Les expositions maintenant!

Aurélie a découvert les chats avec un chat de gouttière nommé Oupsy (j’aime beaucoup ce nom!). Dix ans plus tard, dans un salon animalier, elle a eu le coup de foudre pour son premier chat de race: une Norvégienne nommée Isabella. Celle-ci était stérilisée mais comme elle la trouvait fort jolie et voulait voir comment se passaient les concours, elle l’a présentée (et Isabella étant Supreme Championne, on peut dire qu’elle a fait… plein de concours!).

C’est lors de ces concours qu’elle a découvert le Maine Coon. Elle connaissait déjà la race (comme la plupart des gens!) de loin mais n’en avait pas eu de retours de la part d’éleveurs, de vrais passionnés. Et ça l’a convaincue!

Mais revenons aux expositions et concours en eux-mêmes. Pourquoi vouloir y présenter Isabella, qui était stérilisée et donc ne pouvait avoir de descendance? Deux raisons à vouloir présenter un chat stérilisé: la première, le plaisir de passer un bon moment avec des copines. La seconde, pour le jeu de voir jusqu’où aller, ce qu’en disent les juges… par curiosité aussi pour les premières fois du chat.

La troisième raison concerne les éleveurs et est la raison de leur présence aux concours, au delà de la publicité: avoir la confirmation que leur travail sur la race est bon et que leur jugement sur les chats à garder comme reproducteurs (ou non) est correct. C’est donc intéressant d’avoir les reproducteurs évalués par des juges, mais aussi les descendants stérilisés puisque les bons éleveurs veulent que tous leurs chatons soient parfaits, et pas seulement ceux voués à la reproduction…

Pour se préparer au concours, il faut plusieurs jours de travail, pour préparer la cage (et son éventuelle décoration), préparer le chat (couper les griffes, lui donner un bain… les Maine Coon ne sont pas tondus et on ne taille pas leur fourrure, mais certaines races le sont), pour préparer aussi tous les papiers et le repas qu’on prendra sur place… et parfois l’hôtel, bref, tous les détails!

Certains chats aiment les concours, d’autres les tolèrent et d’autres ne supportent pas. La première fois, c’est toujours un peu délicat, mais on a la confirmation à la seconde si le chat est trop malheureux. La mère de Nixie et Nessa déteste les concours, Aurélie a donc décidé de ne pas lui infliger cette peine.

 

 

Passons à la partie jugement!

Je ne suis pas restée jusqu’à la fin aux nominations, mais j’ai passé deux heures (oui, deux!) à regarder les juges examiner les chats.

 

Il y a plusieurs tables (il y en avait quatre, là), et à chaque table son juge. Il y a aussi des apprentis juges (il en faut bien!) et des assesseurs qui passent le plus clair de leur temps à courir partout. Derrière chaque table, une liste avec les numéros des chats qui passeront devant ce juge, les numéros étant barrés au fur et à mesure des passages.

Chaque table était repérée facilement grâce à la serviette exposée derrière: thème de la mer!

Certains juges ont des spécialités, comme les poils longs ou courts. Là, il y avait des juges internationaux qui faisaient chacun de nombreuses races, mais l’un d’eux avait plus de variétés: il y avait même des sphynx! Chaque juge doit connaitre parfaitement les caractéristiques des races qu’il examinera, j’ai remarqué qu’ils pouvaient demander des conseils ou avis à un autre juge, en cas de doute.

 

Chaque personne peut présenter autant de chat qu’il veut, dans toutes les catégories qu’il veut (qui correspondent à ses chats!). Mais comme les places sont payantes, personne ne présente dix chats! Aurélie présentait deux soeurs: elles étaient donc concurrentes dans leur catégorie ‘Maine Coon’ de leur âge.

Il y a tout plein de catégories! Les races (ou les chats de gouttière!), les couleurs, les âges… ceux qui sont stérilisés ou non.

Le chat doit obligatoirement pouvoir être manipulé. S’il est trop peureux ou agressif, il peut ne pas être jugé. De même s’il n’a pas les griffes coupées. Heureusement, en deux heures, je n’ai pas vu de chat agressif ni vraiment apeuré, à part quand les haut-parleurs hurlaient (ce qui ne plaisait pas aux humains non plus).

A un moment donné, je me suis approchée d’une juge qui câlinait tous les jeunes chats qu’on lui présentait… j’ai pu l’entendre expliquer (à une apprentie juge?) que la première exposition est déterminante pour les jeunes chats, et peut être un bon ou un très mauvais moment. Pour maximiser les chances qu’ils passent un bon moment (ou au moins qu’ils ne soient pas traumatisés) elle les prend contre elle et les câline et les caresse jusqu’à ce qu’ils soient bien calmes et rassurés. Elle en profite pour observer la fourrure, la tête, en douceur sans que le chat n’aie l’impression d’être trituré dans tous les sens! Et je dois bien avouer que les chats avaient l’air vraiment plus calmes et rassurés après être passés dans ses bras.

J’ai aussi remarqué que tous les juges parlent aux chats! Certains leur font des petits bruits ou jouent avec eux, d’autres leur font des grimaces… chacun a son ‘truc’!

Ils parlent aussi aux maîtres et leur expliquent leur jugement: les qualités et les défauts du chat.

Entre deux chats, le juge nettoie et désinfecte entièrement sa table et ses mains, même si les chats passent devant un vétérinaire à l’arrivée dans l’expo: on ne sait jamais.

 

Enfin, un détail que j’ai bien aimé: les juges notent chaque chat en fonction de ses caractéristiques et sa correspondance à la race, mais il y a aussi une note d’appréciation personnelle… et souvent les juges voient qu’un chat a un ‘petit truc’ qui leur plait particulièrement! Ces chats là sont souvent des chats qui ont un (ou plusieurs) petit(s) défaut(s) mais dont l’aspect général est particulièrement beau, tout s’harmonise bien. Le défaut particulier qui fait tout son charme?

 

Pour finir, place à quelques photos du passage des minettes devant la juge! Nessa a été présentée par Aurélie, elle est vouée à être reproductrice. Nixie, elle, est à la soeur d’Aurélie! Deux soeurs pour deux soeurs, c’est super mignon!

On verra plus tard pour les résultats des jugements!

 

Un grand merci à Aurélie pour toutes ses réponses et à sa soeur aussi pour les photos! C’était une super rencontre!

N’hésitez pas à aller retrouver la Chatterie du Royaume Celte sur Facebook, ou directement sur leur site en cliquant sur la bannière ci-dessous!

 

Je vous souhaite à tous une belle journée, et à demain!

 

 

2 réponses à “Le salon Animal Folies de Palavas : le concours félin!”

  1. Intéressant points de vue même si comme tu le sais, ce n’est pas mon monde.
    La seule expo que j’ai vue, en effet j’ai senti du plaisir de la part des exposants, comme expliqué très bien dans l’article, mais de la tristesse au fond du regard des animaux.
    Je me suis dit que je serais incapable de faire subir cela à l’un de mes protégés. Je sais (et j’ai bien lu) : petits il faut les habituer pour qu’ils apprécient ces conditions très particulières. Mais j’avoue que cela m’attristerait trop de les voir ainsi. Je vis dans un monde où le chat (ou le chien) n’est pas un être d’exposition ou de concours.
    Mais je trouve bien que ces élevages restent de petite dimension et non des usines à produire.
    C’est marrant, race ou « gouttière » j’ai retrouvé les mêmes angoisses : la maladie, la séparation etc ..
    Bon début de semaine

    1. De même, je ne me vois pas y emmener mon chat, rien que l’idée de le mettre pendant deux jours d’affilée dans une cage au milieu du monde et du bruit, ça ne me va pas! Mais je comprends que les éleveurs le fassent ou aient de l’intérêt à ce que leurs chats (même stérilisés) soient jugés.
      Je préfère exposer mes chats en photos, comme ça je le fais à la maison!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *