Adopter en élevage (partie 3)

(Cet article est la suite de.. celui-ci!)

Comment s’est déroulée ma visite de la chatterie?

Une bonne éleveuse étrangle ses chatons.

 

Le rendez vous avec l’éleveuse des Terres d’Irhakoon a été pris à l’avance, en fonction de nos emplois du temps respectifs.

J’y suis allée en étant toute stressée et me demandant ce que j’allais bien pouvoir dire, en me remémorant dans ma tête les quelques questions qu’il me restait à poser, beaucoup ayant déjà été évoquées par e-mail. Mon père me servait de chauffeur, l’élevage étant un peu en dehors de Montpellier, vers Lunel.

En arrivant, après avoir passé les (très jolies) poules, nous sommes arrivés sur la terrasse, entièrement grillagée pour permettre aux chats de sortir en toute sécurité. Les femelles étaient dehors et prenaient le soleil, l’éleveuse nous a accueillis et a commencé les présentations.
Et c’était la première fois que je voyais des Maine Coon en vrai! Je me dois donc de dire qu’ils sont encore plus beaux, grands et majestueux en vrai que sur photos ou vidéos… (en tout cas, ceux là l’étaient)
L’une des femelles était assise sur la table et me regardait avec de gros yeux, l’éleveuse a eu à peine le temps de m’expliquer qu’elle a un peu de mal avec les étrangers que mon père était déjà en train de la caresser sans s’embarrasser des convenances. Milky Way a apprécié ‘l’esprit simple’ comme dit ma mère!

Heureusement, je n’ai pas eu à poser beaucoup de questions! Elle parlait vraiment très bien, expliquait les choses à merveille, et il n’y a eu qu’à se laisser guider: nous avons été face à une vraie passionnée, et les gens passionnés savent raconter les choses et nous passionner aussi!

Rapidement, elle nous a proposé de rentrer voir le mâle, qui était mis à l’écart parce qu’une des femelles était en chaleur, et aussi l’espace dédié aux chats et la nurserie.
Nous avions repoussé un peu la date de visite parce que de jeunes chatons étaient là, ils avaient à peine un mois quand nous avons fait la visite, et restaient donc à la nurserie.

Avec son compagnon, ils nous ont donné des petits chaussons bleus en papier à enfiler par dessus nos chaussures: propreté oblige! Elle nous a expliqués qu’avec les chatons il fallait faire vraiment très attention, puisqu’à cet âge ils sont très vulnérables, pas encore vaccinés. Nous avons donc enfilé tout ça et sommes rentrés saluer le grand Orion, leur mâle reproducteur.
L’éleveuse nous l’a présenté en le tenant sous les aisselles et sous le ventre, comme pour les expositions! Comme nous n’avons pas l’habitude de ce genre de choses, ça m’a beaucoup amusée de le voir ainsi les pattes dans le vide, mais il se tenait tranquille malgré tout. Nous ne l’avons pas plus embêté, il lui fallait un peu de temps pour se faire à notre présence. Leur autre mâle (stérilisé) est venu près de moi d’emblée et j’ai pu le grattouiller un peu avant qu’elle ne me prévienne qu’il avait mauvais caractère (ah bon?).

Nous sommes donc montés à l’étage et avons visité la pièce à chats: un endroit de rêve, tout plein d’arbres à chats, de coussins, de gamelles pleines, de fontaines à eau, de litières propres, des jouets et des étagères pour grimper jusqu’au plafond! Orion nous a suivis jalousement, surveillant que nous soyons bien sages chez lui.

Ensuite nous sommes passés à la nurserie, l’occasion pour moi de voir le comportement des chatons avec des étrangers.
Dans la nurserie, un lit, un nid, un arbre à chats… un des chatons en boule dessus qui a à peine tourné une oreille vers nous. Et une petite chatonne bien aventureuse qui essayait de filer entre les jambes de l’éleveuse pour venir à notre rencontre.
Elle nous a expliqués qu’elle dormait avec eux dans les premiers jours, et qu’ils restaient là plusieurs semaines tant qu’ils ne sont pas protégés des maladies. Ensuite, elle les laisse sortir et s’assure que leur immunité se fasse petit à petit. Pour l’instant, seule leur mère a le droit de les voir.

Nous sommes redescendus ensuite, j’en ai profité pour m’arrêter quelques secondes le temps de saluer Orion comme il se doit: j’ai toujours du mal à rencontrer des chats lorsqu’il y a des humains autour. Orion l’a bien compris et est resté en arrière avec moi le temps des courtes présentations, très grand mais très doux.

 

Une fois revenus sur la terrasse grillagée, on nous a offert un verre et quelques chips, le temps de s’asseoir et discuter un peu. Nous avons pu voir évoluer les femelles entre elles et avec nous, les voir jouer, monter sur la table… mon père les a beaucoup caressées puisqu’elles lui tournaient toutes autour! (je n’ai pas eu autant de succès…)
Pendant ce temps, l’éleveuse a répondu aux quelques questions qui me venaient, et a pu me montrer aussi le Maine Coon ‘en vrai’ en attrapant Milky Way et me la présentant les pattes dans le vide elle aussi. Elle m’a également expliqué l’élevage, les chatons, les projets aussi.
Même lorsque le sujet était délicat, il n’y a pas une seule question à laquelle elle ait refusé de répondre. Nous avons donc pu parler des difficultés d’être éleveur, des stress et des joies aussi. Par exemple, elle m’a confié que sa femelle qui en était à sa seconde portée, ferait sans doute sa dernière portée l’an prochain, avant d’être stérilisée. Et ensuite? Elle restera dans sa famille proche, si elle n’a pas les moyens de la garder avec elle. Elle voudrait au maximum éviter de devoir confier ses chats reproducteurs arrivés à la retraite à des gens qui ne sont pas des proches: elle ne veut pas qu’ils sortent de sa vie!

Quelqu’un de vraiment passionné et très sincère, ça a été une très, très belle rencontre!

 

Lorsque nous sommes repartis, le bilan était facile à faire: les chats étaient beaux, mais tous les chats sont beaux! Les adultes et les chatons avaient l’air très bien, sûrs d’eux, bien traités, équilibrés dans leur tête, confiants et absolument pas peureux. L’endroit était étonnamment propre pour une maison avec cinq chats adultes et deux chatons. Si son compagnon n’a pas beaucoup parlé, on voyait qu’il soutenait en tout cas l’éleveuse, et que celle ci était réellement investie et passionnée non seulement par les chats mais par l’élevage et tout ce qu’il y avait autour également.
J’ai donc annoncé à mon père au retour que je confirmais bien mon coup de coeur: je voulais un chaton de cette ‘famille’.

 

J’ai envoyé rapidement à l’éleveuse un e-mail pour le lui dire. Au moment de la visite les deux chatons présents étaient déjà réservés, mais une portée était prévue pour naître fin mai, et la dernière femelle était en chaleur.
J’ai donc donné mon feu vert à l’éleveuse pour poser une ‘option’ pour moi, sur le chaton qu’elle considérerait comme me correspondant le mieux, lorsqu’il y en aurait.

Plus qu’à attendre!

 

(Dernière partie… demain!)

2 réponses à “Adopter en élevage (partie 3)”

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