Adopter en élevage (partie 2)

(Cet article est la suite de celui-ci!)

Maintenant, laissons derrière nous tous ces chiffres et calculs et passons de l’autre côté: nous, qui voulons adopter notre nouveau minou.

Le sourire en toutes circonstances!

Quand j’ai décidé qu’il était temps qu’un chaton rejoigne notre petite famille, j’ai commencé par beaucoup me renseigner (vous commencez à me connaitre, ça ne vous étonnera donc pas!).
Comme pour Kitty, je tenais à ce que le chat soit déjà stérilisé, pour ne pas avoir à subir le stress de l’emmener chez le vétérinaire, le savoir se faire opérer, quand, à quelle heure… je préférais qu’on me dise à peu près quand ça aurait lieu et ensuite ‘voilà, c’est fait, tout va bien!’

Je voulais aussi le plus de garanties possibles sur son état de santé.
Vous l’avez lu dans l’article sur l’adoption à la SPA, quand j’ai eu Kitty, je ne savais pas que j’adoptais un chat qui serait malade toute sa vie. Et bien que je l’aime et ne regrette rien, je ne voulais pas d’emblée prendre un second chat malade chronique.
Bien sûr, si le nouveau chat tombait malade ou déclarait quelque chose, je l’aimerais tout autant. Mais ça n’empêche pas de penser à des préventions possibles.
Les élevages sérieux font des tests sur leurs chats, sur toutes les maladies connues, qu’elles soient génétiques ou non, afin de prévenir au mieux: leur but est dans le meilleur des cas éradiquer les maladies ‘caractéristiques à la race’, qui sont apparues et inscrites dans les races à force de croisements entre très peu d’animaux.
Ils ont également plusieurs obligations sanitaires et peuvent être inspectés à tout moment.

Enfin, je voulais que le chaton soit ‘bien élevé’.
Kitty n’ayant pas eu la chance de cette bonne éducation, elle a un caractère spécial, et des façons de se comporter qui ne sont pas forcément tout à fait communes à l’espèce féline. Par exemple, qu’elle se hérisse lorsqu’elle est contente.
Pour qu’elle ne soit pas bouleversée par l’arrivée d’un chaton, et que le chaton lui même puisse bien vivre leur rencontre, il fallait un chaton très bien élevé et éduqué, sûr de lui et curieux, qui puisse comprendre rapidement les façons de s’exprimer de Kitty, et se faire comprendre d’elle en douceur.
Kitty a déjà cohabité avec des chats, mais pour que les choses se passent au mieux, j’ai préféré un jeune chaton : je sais qu’elle apprécie les chatons puisque nous avons eu des visites de chatons fugueurs venant du voisinage, parfois. Nous pensons qu’elle apprécierait aussi relativement un chat adulte, mais un chaton se fera plus aisément à son ‘langage’.

 

Ces trois points étaient donc ce que je recherchais. Autrement dit : je cherchais un éleveur avec ma vision des choses, plus qu’une race ou un chat en particulier!

J’ai regardé beaucoup de sites d’élevage, tendant surtout vers les grands chats, pour finalement m’arrêter sur les Maine Coon. J’ai contacté en tout une dizaine d’élevages, par e-mail seulement.
Sur dix élevages, quatre m’ont répondu une fois. Dans ceux là, trois ont répondu à mes questions. Dans ceux là, une a cessé de me répondre lorsque j’ai demandé ses prix, une m’a dit gentiment que ses chats ne correspondaient pas à ce que je recherchais, une m’a dit que pour la suite, c’était au téléphone… et avec la dernière nous avons échangé plusieurs e-mails.

Cette élevage était un coup de coeur et j’étais très découragée par tous les précédents échanges avortés avec les autres élevages. Je me faisais violence pour ne pas abandonner, quand lors d’un dernier tour sur le net, le nom de l’élevage des Terres d’Irhakoon m’est apparu.
Je suis allée inspecter le site ( http://terresirhakoon.weebly.com/ ), qui était très bien fait et très, très complet, et répondait à presque toutes mes questions, d’emblée. Dans la petite présentation de l’éleveuse, ça parlait de génétique (j’adore!), de chevaux (j’ai fait douze ans d’équitation…), de caractère, de nature, de passion.. tout y était! Lorsque je lui ai écrit je me suis dit ‘si ce n’est pas elle, je ne vois pas qui ce sera!’

Nos échanges ont été très agréables et j’ai constaté une véritable passionnée. J’ai pu aussi inspecter le facebook de la chatterie ( https://www.facebook.com/terresirhakoon/ ), chose appréciable, avec des vidéos et des photos des chats et chatons, où je pouvais voir l’évolution des portées, et le cadre dans lequel étaient les animaux, leur comportement…
Chose importante pour moi: tous ces échanges se sont faits par e-mail uniquement.

J’ai donc demandé un rendez vous pour pouvoir visiter la chatterie, et rencontrer l’éleveuse et ses chats!

 

(Pour note au cas où: bien sûr il y a des liens vers les sites de la chatterie, puisque j’en parle en détails l’éleveuse a pu lire ces articles à l’avance. Elle m’a seulement corrigée au niveau des prix des chats de reproduction, et bien sûr… je ne gagne rien d’autre à raconter tout ça que la satisfaction de vous le partager!)

(La suite avec la visite par ici!)

5 réponses à “Adopter en élevage (partie 2)”

  1. Déjà stérilisé ? Cela signifie donc qu’il aura déjà environ 6 mois, ce sera un grand chaton mais je comprends le stress.
    Ah oui des minous malades.
    Ici je ne récupère que ça parce que personne n’en veut et que dans la rue leur espérance de survie est nulle ..
    Mais c’est vrai que c’est un sacré boulot quotidien.
    Bon Dimanche

    1. C’est ce que je pensais aussi mais maintenant les vétérinaires font la stérilisation ‘précoce’ à trois mois. Les chatons plus jeunes récupèrent beaucoup plus vite parait il, mais tous les vétérinaires n’acceptent pas de s’y mettre.
      Ca se fait plutôt en France sur les grandes races (ou les grands chats) mais aux USA ou au Canada c’est une pratique assez courante.

      C’est assez bien expliqué ici: http://conseilsveterinaire.com/les-avantages-de-la-sterilisation-precoce-du-chat/
      Notamment l’intérêt pour les associations et refuges afin d’éviter que les chats à la puberté trop précoce n’aient de portée non désirée à cause de ça.

      1. Oui je savais un peu. les vétos que l’on connait n’y sont pas trop favorables, surtout pour les femelles. ça freine leur croissance.
        Je sais qu’en dessous de 2 kg, c’est refusé.
        J’ai fait le test avec 3 ou 4 vétos différents, et géographiquement éloignés et j’ai eu les mêmes réponses.
        Le plus ouver m’a dit on peut mais si on peut éviter c’est mieux.
        on en a parlé aussi pour l’asso mais les retours ne sont pas trop positifs, il semble que trop précoce engendre plus de soucis que d’avantages.
        Mais un maine coon est un grand chat, donc même si la croissance est moindre, cela devrait être moins gênant.

        1. Même pour le Maine Coon: l’éleveuse a déménagé et a eu beaucoup de mal à trouver un vétérinaire acceptant, ils se fiaient à l’âge plus qu’au poids.

          C’est étrange, les retours que j’ai eus sont différents: les chats grandiraient un peu plus au contraire puisque les hormones sexuelles n’arrêteraient plus leur croissance d’un coup (au conditionnel…), et en général beaucoup d’avantages… je vais étudier un peu plus la question, même si ça ne changera pas qu’il faut des vétérinaires pour l’accepter!

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